
Baisse des quotas, changement climatique, hausse du carburant… Le marché des produits de la mer tente de relever les obstacles. Les marques redoublent d’innovation en ciblant les jeunes générations, de nouveaux usages et la praticité. Par Catherine Batteux
En première ligne face aux effets du changement climatique, le marché des produits de la mer subit de point fouet les dégâts de l’envolée de la courbe des températures de l’eau des océans. Sur nos côtes, certaines espèces se raréfient, voire disparaissent. D’autres font leur apparition dans des zones qu’elles ne fréquentaient pas ou peu jusqu’alors, bouleversant les écosystèmes. La filière de la pêche française est particulièrement touchée. À cela s’ajoutent les quotas de plus en plus stricts, la fermeture temporaire à certaines activités du Golfe de Gascogne pour la troisième année consécutive, la hausse du prix du carburant ou encore la concurrence accrue.
La canicule a impacté la disponibilité Dans son rapport sur les premières ventes de produits de la pêche en France entre janvier et avril 2026, FranceAgriMer observe que les cours sont nettement plus soutenus sur un an et deux ans. Et dans sa note conjoncturelle du mois de juin, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer dresse un bilan sans appel : la canicule du mois de juin a impacté la disponibilité et le prix de beaucoup d’espèces de poissons en criée. Une situation qui n’a pu que se renforcer avec les températures subies tout au long de l’été. La demande à l’import s’est ainsi raffermie sur le maquereau (+ 143 % sur un an et + 48 % sur trois ans), tant les volumes ont manqué en criée, à cause, notamment, de la baisse des quotas français. Pour mémoire, le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM), constatant un effondrement du stock de maquereaux de






